#GrandEntretien Alexandru Călinescu : « Le français et ses acrobaties, cette langue dans laquelle il m’arrive de rêver… »

Alexandru Calinescu: "Rien ne saurait ébranler ma conviction que le français a une musicalité et une expressivité exceptionnelles. J’ai toujours aimé aussi l’humour français ; qui se manifeste – entre autres – dans les possibilités pratiquement infinies de faire des jeux de mots. Je ne connais aucune autre langue capable de se prêter à ce genre d’acrobaties verbales..."

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#carteblanche Dana Grigorcea, Cadres de mémoire

Dana Gricgorcea: "Je ne m’y connais pas vraiment en cadeaux spécifiques à mon pays, à part les fromages – j’apporte de la « brânza de burduf » ou de la « telemea » en Suisse et j’emmène du Gruyère surchoix en Roumanie - et des desserts..."

#morceauxchoisis Adela Greceanu, Et si…

L'écrivaine roumaine Adela Greceanu (née en 1975) reçoit en France le Prix Boccace pour la nouvelle "Et si…", parue dans la revue trimestrielle Revista iocan (Bucarest). La nouvelle a été traduite par Mirella Patureau. Fragment...

#carteblanche Florin Bican, Cadres de mémoire

Florin Bican: "Je thésaurise en revanche des scènes et des faits, des sons et des images, des états et des moments, des lieux et des gens ..."

#grandentretien Cioran serait-il devenu un mythe ? Décryptage d’une postérité fascinante par Nicolas Cavaillès

Nicolas Cavaillès: "L’enfant de Rasinari, devenu un superbe contempteur de l’espèce humaine en langue française, aura connu une trajectoire hors du commun, et il aura beaucoup facilité lui-même, par une mise en scène soignée de son destin, riche en anecdotes hautes en couleurs (dans ses entretiens, notamment), le passage de l’historique au légendaire."

#morceauxchoisis Sanda Voïca, « Trajectoire déroutée »

Une flèche Deux flèches Trois flèches. Leurs pointes Me pointent. La grâce d’être là À leur rencontre. Sanda Voïca, Trajectoire déroutée, éditions LansKine, 2018, page 10.

#chronique Les Mille et Une Vies d’Eminescu

"Les vies parallèles" de Florina Ilis. D’aucuns vont goûter la romance « de la plus belle des nuits » que la poétesse Veronica Micle et le poète Mihai Eminescu auraient vécue dans leur vie si fulgurante, bénie pourtant par une courte époque de félicité mélancolique. L’imaginaire de chacun est bien servi, on a largement le choix: l'amant, le lunatique, le journaliste, le toqué, le philosophe, le traqué, le poète, le conspué, le réactionnaire, le divinisé montent sur la scène de deux siècles et fomentent le mythe Eminescu...

#carteblanche Olimpia Bogdan-Verger, Cadres de mémoire

Olimpia Bogdan-Verger: "Étrange, inimaginable à l’époque : « génération baskets, génération jeans », disait un poème-slogan. Oui, je faisais partie de cette même génération, mais sans jean et sans baskets..."

«Le mouvement #metoo est un héritage de Mai 68.» #Entretien avec l’éditeur Michel Carassou

Il avait 23 ans en Mai 68 et des idéaux à défendre devant la Sorbonne, sur le barricades...Que reste-il de l’esprit Mai 68 ? Quel (autre) idéal collectif pour le monde d’aujourd’hui ? Où sont passés nos rêves ?La littérature fait-elle toujours rêver ? L’invité de notre 'Grand entretien' est Michel Carassou, cofondateur des éditions Non Lieu et spécialiste de l’avant-garde.

#OnYva Doina Ioanid, lectures de poèmes

„J’ai un collier de petits cailloux. Je les ai ramassés dans les gares, sur les routes asphaltées au ballast, dans les carrières abandonnées, dans mes chaussures, dans les fontaines de nouvelles terrasses, dans les cabas des copains. Tard dans la nuit, je mets le collier autour de mon cou et je me faufile dans les... Lire la suite →

#OnYva Rencontre avec l’écrivaine Tatiana Țîbuleac dans « Le Jardin de verre »

Rencontre littéraire. Grădina de sticlă (Le Jardin de verre), le nouveau roman de Tatiana Țîbuleac, est présenté à Paris.

#chronique Norman Manea ouvre les tiroirs de l’exil

Norman Manea. Le (re)lire et surtout l’écouter : sage et enjoué dans ses interviews, l'écrivain exilé sait évoquer les griffes de sa vie et les sarcasmes de l’Histoire d’une voix chaude et stable, qui fait place tantôt à son humour presque "british", tantôt à sa vulnérabilité lucide, héritage de l’Europe de l’Est...

#carteblanche Dinu Flămând, Cadres de mémoire

Dinu Flămând: "À l’aéroport on l’a déshabillé complètement, on lui a confisqué tous ses rouleaux de pellicule, tous ses autres documents, y compris mon diplôme, ainsi qu’un de mes journaux intimes… »

#morceauxchoisis Gellu Naum, La Voie du Serpent

Gellu Naum (1915-2001): "De temps en temps je note/deux-trois mots pour ne pas les oublier/puis dans une corbeille tressée/ sur le lit à l'ombre je me couche et j’attends"

#chronique Le Levant, de Mircea Cărtărescu : la terre promise baigne dans le suc des mots

Truffé de références piochées dans deux siècles de littérature roumaine et européenne, „Le Levant” de Mircea Cărtărescu dit que nous sommes, ensemble, un vaste texte en vase communicant. Toutes les pistes sont permises – même les plus irrévérencieuses – afin d’embrasser notre héritage humaniste ; tous les clins d’œil sont possibles pour ranimer l’hypertexte de la culture commune qui nous structure. Tout au fond gît la seule liberté totale, jouissive, dont on dispose quand la tyrannie revient en boucle : la liberté de l’esprit.

#chronique Răzvan Rădulescu, La Vie et les agissements d’Ilie Cazane

"Răzvan Rădulescu a choisi le rire pour faire éclater en mille morceaux la bulle de l’idéologie totalitaire. Un véritable tour de force : des épisodes dramatiques sont constamment détournés par un traitement ironique. Les tomates d’Ilie Cazane ont la taille des courges…mais aucun résultat exceptionnel ne peut être obtenu à l’insu du Parti..." Par Monica Salvan.

#carteblanche Rodica Binder, Cadres de mémoire

Rodica Binder: "Pointilleux, insolents, vénaux, ils ont achevé l’état des lieux avec cruauté et provocation : ils ont cloué des planches sur la porte d’entrée. C’était comme si le couvercle d’un cercueil tombait sur tout ce que nous avions vécu ..."

#morceauxchoisis Ana Blandiana, Ma patrie,A4

Ana Blandiana: "Nous sommes ici Entre des murs d'argile, Avec la vache des voisins, Dont nous buvons le lait Chaque soir, Trait par des mains gercées et raides Comme du bois mort..."

#chronique L’érotisme politisé. Gabriela Adameşteanu, « Situation provisoire »

Si Letitia vit l'érotisme lourd de sa relation avec Sorin comme une preuve de vitalité affective, c'est pour ne pas laisser se cristalliser une intuition : l'homme qui la fait frémir si profondément ne saurait la suivre ni la choisir. La chair amoureuse est la seule certitude possible, semble dire Gabriela Adameşteanu qui réussit à fondre dans ce quatrième roman amour viscéral et turpitude politique, clandestinité érotique et clandestinité politique.

#carteblanche Norman Manea, Cadres de mémoire

Norman Manea: "Dans la cellule monacale du disparu, j’ai trouvé sur la table la longue boite rouge, sur laquelle était noté d’une écriture tremblante, presque illisible, « À mon fils ». Une missive brève et sénile qu’il ne m’avait pas signalée dans sa lettre d’adieu...."

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