Louis Monier : « Mes photos sont des interviews photographiques »

Cioran de trois quart, olympien, un sourire ravageur au coin des lèvres, le regard doux et vif, visiblement accroché à quelque chose d’amusant et de mélancolique à la fois… Quel cliché !

emile cioran par Louis MonierL’auteur de cette photo (et d’un milliod’autres…) est Louis Monier, le photographe des écrivains, surnommé « le pickpocket de l’âme ». 

Si depuis un demi-siècle les lettres françaises ont des visages qui nous fascinent, nous émeuvent ou nous intriguent, c’est aussi grâce à son savoir-faire d’artiste photographe et à sa passion pour la littérature. Photographe de la Maison de Marguerite Yourcenar à Saint Jans Cappel, résidence d’écrivains européens, Louis Monier est l’auteur de près d’un million de négatifs pour quinze mille écrivains. Parmi eux, des portraits déjà célèbres dans le monde entier : Samuel Beckett, Louis Aragon, André Malraux, Marguerite Yourcenar, Nina Berberova, Romain Gary, Marguerite Duras, Dino Buzatti, Michel Tournier… Il n’oublie jamais de mentionner le portrait « mythique » des trois Roumains : Cioran, Eliade, Ionesco sur la place Fürstenberg à Paris, le cliché de toute une littérature en exil.

Je l’ai rencontré à l’occasion de la parution de l’album « Roumains de Paris », cosigné avec Basarab Nicolescu chez Michel de Maule. Louis Monier a accepté de faire son (auto)portrait, sans jouer les vedettes, sans poser, avec une attachante simplicité. Lors de cet entretien j’ai eu la chance de découvrir, à travers sa mémoire affective, un véritable patrimoine : chaque cliché a une histoire, et c’est toute l’histoire du milieu littéraire et culturel français des années 1970 qui se déroule devant nous, sur la pellicule de ses souvenirs empreints d’amour pour les écrivains et de tendresse pour son métier.

À l’entendre évoquer tant d’écrivains qui ont pris la pose pour lui, on pense avoir trouvé le secret de sa félicité : pour que l’œil du photographe épris de mots clignote d’admiration, il ne faut pas « avoir de la gueule », il suffit d’écrire. Si possible des chefs d’œuvre. (Cristina Hermeziu)

« J’adore la littérature. Mes photos sont des interviews photographiques ». 

Entretien avec Louis Monier

Etre photographe a été vraiment votre premier choix de carrière ou c’était un hasard ?

Louis Monier : Non, ce n’était pas un hasard. Mon père était notaire de campagne, à côté de Valence. Il faisait beaucoup de photos. C’est lui qui m’a offert un appareil photo et c’était important parce que j’avais 14 ans et c’est l’âge où mon père a disparu. Cet appareil est devenu un objet un peu mythique.

Quel adolescent étiez-vous ? Bon élève ?

Dans les matières littéraires, yes ! (rire). Au lycée de Valence, j’aimais beaucoup le latin et le grec et je faisais aussi du russe. C’était la première fois que le russe c’était enseigné au lycée, et on m’avait dit, tu sais, quand tu as fait du grec ancien, le russe ce n’est pas très difficile. Mais j’ai peu de mémoire. En histoire-géo, par exemple. Pourtant j’ai beaucoup voyagé. Quand je suis arrivé la première fois à Dakar, pour faire des reportages pour Afrique industrie, Afrique agriculture, j’allais me perdre. J’ai potassé un peu la géographie africaine. Donc j’ai aimé énormément la photographie et le journalisme, mais à l’époque, en France il y avait des syndicats qui n’appréciaient pas que les photographes produisent en même temps des photos et du texte. Il fallait partir avec quelqu’un. Dans la plupart des cas c’était sympa. Je suis resté à la photographie.

Et pourquoi le portrait ?

Parce que j’avais vu les photos de Gisèle Freund. Elle a photographié Bernard Show, Beckett, de grands écrivains contemporains. Et moi, j’adorais la littérature. J’ai vu ces portraits fabuleux dans Le Lagarde et Michard et je me suis dit : c’est ça, ce que je veux faire.

J’ai fait l’école de journalisme après. J’’ai d’abord vécu en Suisse une année, j’ai acheté du matériel photo à des prix raisonnables et je suis entré aux Nouvelles littéraires très vite. A André Bourin, qui est mort il n’y a pas longtemps, j’ai apporté un reportage sur Roman Gary, texte et photos : « c’est formidable, est-ce que vous voulez faire d’autres rencontres pour nous ? » J’ai dit oui. C’est là, dans les couloirs des Nouvelles littéraires, qui se trouvaient rue du Faubourg Montmartre, que j’ai rencontré d’Ormesson pour la première fois. Il y avait Jean Montalbetti, qui a été à France Culture pendant longtemps, il y avait Georges Charensol : des chroniqueurs formidables, et c’est là que j’ai commencé.

Quelle est « la » première photo, celle qui reste dans votre mémoire, avant que vous ne  deveniez « le photographe des écrivains » ?

C’était le clocher d’un petit village qui s’appelle Châteauneuf-de-Mazenc, d’où viennent  mes ancêtres, et qui était en ruine, très beau ; ça m’a ému.

Chateauneuf de Mazenc le clocher du village de mes ancetres 664Vous l’avez toujours ? Vous gardez tout ?

Oui, hélas, enfin, c’est bien, mais il faut stocker, 1 million de négatifs, il faut beaucoup de place. Si vous aimez l’argent, dès que vous en avez un peu, vous avez envie de le dépenser pour vous. Moi, au début, si je faisais entrer 10 euros, je ne gardais pour moi que deux euros et le reste, les 8 étaient investis dans la photothèque. Ça coûte très cher de faire des photos argentiques !

Aviez-vous un  rituel quand vous alliez photographier quelqu’un ?

Je restais à peu près une heure. L’important c’était de faire oublier la présence de l’appareil photo et de l’éclairage. Une fois que vous avez réussi ça, les photos sont bonnes. Moi, je faisais un peu des interviews photographiques en quelques sortes. Les personnes se livraient. Après, vous faites un montage honnête, bien sûr.

« Sur le plateau d’Apostrophes c’était comme si les écrivains passaient leur évaluation d’agrégation. »

Quelles figures vous ont impressionné dès le début ?

Marguerite Yourcenar. La première fois que je l’ai rencontrée c’était chez Gallimard, dans la fameuse bibliothèque. Elle a été d’une gentillesse, d’une aménité extraordinaire. Elle aimait beaucoup les photographes et la photo. C’était pour la publication de son théâtre chez Gallimard. Il n’y avait que les académiciens qui l’énervaient. D’ailleurs, à sa mort, personne n’a évoqué le combat d’Ormesson pour faire entrer Marguerite Yourcenar à l’Académie. Je l’ai revue trois fois. Chez Maxims avec Pierre Cardin, il y avait la veuve Mishima et ses deux enfants. Il y avait aussi Dominique Aury, celle qui a écrit  « Histoire d’O ». C’était extraordinaire le nombre de gens qui étaient Chez Maxims ce jour –là. Il y avait aussi André Pieyre de Mandiargues. Une soirée géniale. Pierre Cardin est un homme qui aime beaucoup les lettres. Très amie avec Jeanne Moreau, je les ai photographiés aussi tous les deux, quand Jean Moreau était passé à Apostrophes. J’ai photographié à peu près tous les plateaux d’Apostrophes pendant plusieurs années. Ce qui me permettait de rencontrer les écrivains avant l’émission et après.

C’était quoi la différence ?

Sur le plateau c’était comme s’ils passaient leur évaluation d’agrégation. Ils crevaient de peur. C’était juste s’ils ne marquaient pas sur leur carte de visite passé Apostrophes (rire). Apostrophes c’était une institution, et les invités, ça allait de Brassens à Nabokov.

Quelle est votre philosophie de la photo ?

Un instantanée c’est très long à préparer. C’est toute une préparation psychologique qui t’amène au moment décisif pour prendre la photo. L’écrivain Abdelkader Djemaï m’a appelé « le pickpocket de l’âme » et j’ai trouvé ça bien. Si vous dites à quelqu’un « souriez », ça ne marche pas.

Alors vous leur parlez de leurs livres ?

Un peu, quand je connais. L’un des trucs des plus difficiles, heureusement que je l’ai bien préparé, a été la rencontre avec George Simenon.

Pourquoi si difficile ?

Il vivait avec une femme qui le protégeait. Heureusement, l’attaché de presse de chez Plon m’a dit, tu vas aller voir Georges Simenon, mais il faut vraiment que tu lises les livres. C’était après le suicide de sa fille. Il avait écrit un livre très beau sur elle. Pendant mon voyage de Paris à Lausanne j’ai lu le livre et de plus, coup de chance, une semaine avant j’avais photographié sa belle-fille, l’actrice Mylène Demongeot, et alors j’ai pu voir ses petits-enfants. Quand j’arrive là-bas, lui et avec sa femme me disent « faites une photo et rentrez à Paris ». Oui, oui, d’accord. Et je me suis mis à lui parler de ses petits-enfants, de sa belle-fille, du livre qu’il a écrit et alors là j’ai pu faire tout ce que j’ai voulu. Il m’a montré l’endroit où il avait jeté les cendres de sa fille, devant sa fenêtre. On est devenu complice. Le jour où il est mort, on a dit à la radio qu’on avait jeté ses cendres à lui à côté de celles de sa fille. Terrible et émouvant. Des grands moments. Quelle histoire !

Alors de nos vies, il ne reste que des cendres et des photos ?

Ah, oui, ah oui. Simenon était un personnage incroyable. Il payait quelqu’un à l’année pour dire « Non : pas de thèse, pas de rendez-vous. » Il refusait tout. Il avait une demande par jour. Il a même refusé Jacques Chancel qui voulait faire toute une semaine avec lui, il avait juste accordé Pivot, qui était venu chez lui et c’est tout. Mais Jacques Chancel ? « Non, non, ça suffit. » Jacques Chancel c’était le pape avec son émission Radioscopie. Je l’écoutais tous les jours, de 17 heures à 18 heures, parce que je savais chez qui j’allais le lendemain.

Avez-vous un regret, quelqu’un que vous n’avez pas pu prendre en photo ?

Oui, une histoire stupide. Je descends sur la côte d’Azur faire un reportage pour l’Auto-Journal et en remontant j’ai dit au journaliste, j’aimerais bien m’arrêter chez Jean Giono ; je connaissais sa fille Sylvie Giono, très gentille, elle vit toujours. Le journaliste dit non, deux mois après Jean Giono était mort. J’étais furieux. J’ai beaucoup lu, j’aimais Giono, j’aimais Henri Bosco, L’enfant et la rivière, Le Mas Théotime qui est un chef d’œuvre, je l’ai photographié à Nice, il y avait une maison au milieu des oliviers, on n’imaginait pas ce que cela pouvait être. Mais il y a des gens dont on ne retient pas grand-chose et des gens dont on ne parle absolument plus ; quelque fois c’est injuste.

Par exemple ?

Henry de Montherlant, immense écrivain, on n’en parle pas. Quelques pièces de théâtre qui ont été jouées mais autrement…Quand vous lisez La rose de sables (1968), après ça, un autre livre vous tombe des mains.

Il y en a d’autres dont on parle trop ?

Oui. Virginie Despentes, Catherine Millet. Avec Amélie Nothomb c’est plus nuancé. L’Hygiène de l’assassin est quand même un grand livre. C’est un écrivain et un personnage. Elle est venue dans mon studio à l’époque. Je suis le photographe de la Villa Yourcenar et je l’ai photographiée en géant, c’est drôle de la voir format géant, elle – haute comme trois pommes…

« Quelle photo peut prétendre démontrer la littérature d’un pays ? »les trois Roumains (PHI ) 057 (2)Quelle est l’histoire de la mythique photo des trois roumains ? ce fut une commande ?

Une fois j’ai photographié chez lui Ionesco. Une autre fois Cioran, rue de l’Odéon. Une autre fois, Eliade avec son éditeur suisse ; et un jour Pierre Belfond me dit : « tu viens faire une photo avec les roumains, pour une anthologie. » J’arrive, c’était une pièce sombre, il y avait les trois fameux écrivains, je me dis ça va faire moche. Je leur ai dit qu’il y avait à côté la place Fürstenberg, hop, on est tous allés sur la place, j’ai fait des photos. Sur la deuxième photo il y a tout le monde autour, Gilles Costaz, un grand copain des Nouvelles Littéraires, une roumaine, je ne sais plus qui s’était, Pierre Belfond, six ou sept personnes autour. Mais celle qui est restée est la photo en pieds, qui m’a rendu célèbre en Roumanie.

Quel effet ça vous fait ?

eugène Ionesco et milan kundera 1984 par Louis MonierLa célébrité ne m’atteint pas. Ça fait 40 ans depuis que je fais des expositions dans le monde entier, mais ce qui m’intéresse est de rencontrer des artistes et de grands écrivains. C’est ça mon bonheur et mon but. C’était formidable, j’ai connu Madame Cioran et Madame Ionesco- une petite dame marrante comme tout, très sympa. J’ai une photo formidable de Ionesco, c’était à la SACD (La Société des auteurs et compositeurs dramatiques, en 1971) : Ionesco reçoit la légion d’honneur et Kundera était là. (photo)

On croit que la photo avec Beckett c’est la plus importante, de toute ma carrière, mais en fait non. C’est celle-là, avec les trois Roumains.

Pourquoi vous dites ça ?

Quelle photo peut prétendre démontrer la littérature d’un pays ? C’est une synthèse.

Vous avez vécu les émeutes de 1968. C’était une mine d’or pour un artiste photographe 

L’époque n’a pas été si marrante, ce sont passées des choses dures. Je me suis trouvé une fois coincé dans une rue. J’ai toutes les photos des affiches, j’en ai fait un album. Je me rappelle une affiche particulièrement drôle. Sur le Boulevard Saint – Germain il y avait une petite barricade. Un jeune avec une pancarte avait écrit : « pas plus de 40 heures de barricades par semaine ! » C’étaient des affiches faites par l’Ecole de Beaux-Arts pendant les émeutes. Un ami à moi leur avait appris la technique. Et un autre ami s’est acheté un appartement avec : tous les matins il allait décoller les affiches et les a toutes gardées. Il les a vendues 30 ans après. Il y avait les dessinateurs Topor, Jean Effel, Siné…

Les personnages que vous encadrez vous touchent, vous « impressionnent », comme une pellicule?

Il y a des gens qui ont des têtes, des gueules. Les gens qui ont des têtes sont difficiles à photographier. Comme les écrivains Henry de Monfreid (1879-1974) ou Peter Haneke, que j’ai photographié plusieurs fois. Tomi Ungerer, quel dessinateur ! Je voulais lui faire une photo originale : dans l’une, il fait semblant de jouer de la flûte, dans une autre il prend une chaussure de femme et fait semblant d’y boire … J’ai vu deux fois Alain Delon. Dans une veste en laine blanche, irlandaise. Comment est-ce qu’on peut être aussi beau que ça ? J’ai rencontré Sylvia Kristel, elle dégageait une sensualité incroyable, je l’ai photographiée à la Maison de la Radio, elle était dans une robe blanche, très simple, grande amie d’Yves Simon.

Dans les portraits que vous faites, il y a de l’autoportrait ?

Louis Monier Autoportrait

Forcément. J’ai un autoportrait où il y a aussi Beckett. Mais ce qui m’intéresse c’est la personne. Pas l’environnement. Une seule fois, si. Dans l’Ile Saint Louis, j’ai photographié Georges Moustaki qui m’a dit : je vais vous faire un cadeau, je vais vous montrer les plans que Cartier Bresson m’avait faits. Toute la vie de Moustaki y était racontée. J’avais retenu l’enseignement. Un jour j’ai photographié Georges Brassens de la même manière. Il y avait la tendresse, l’amour de la musique, tout. Un être exquis, Georges Brassens, un anarchiste tendre.

« Cioran s’est livré à moi, avec beaucoup de charme. »

Comment en êtes-vous arrivé à faire cet album « Roumains de Paris », cosigné avec Basarab Nicolescu ?

J’ai pris en photo Basarab Nicolescu pour je ne sais plus quelle maison d’édition et après on s’est retrouvé autour de Jean Staune qui organise les colloques des scientifiques croyants, où participent beaucoup d’étrangers, surtout des Américains… Et c’est Basarab Nicolescu qui a organisé mon exposition à l’Académie roumaine. J’ai vécu une émotion artistique extraordinaire à Bucarest, à cette occasion. On est allés dans la chapelle d’un grand patriarche orthodoxe : elle était couverte d’icônes plus belles les unes que les autres. C’est un grand souvenir.

Et s’il fallait détacher une figure parmi les écrivains roumains que vous avez rencontrés, ce serait laquelle ?

Elles sont deux. Je me souviens de Virgil Gheorghiu (1916-1992). Il est célèbre pour son roman La vingt-cinquième heure (Plon, 1949). Je l’ai rencontré à la Foire du livre de poche à Nogent. Il était prêtre, il m’a beaucoup impressionné. La seconde personnalité, c’est Cioran. J’ai voulu rencontrer et photographier Cioran lorsque j’ai entendu Bernard Pivot dire une fois : « Cioran a le plus de fans et d’admirateurs entre tous ». Et quand il m’a reçu chez lui, rue de l’Odéon, Cioran m’a beaucoup impressionné par sa simplicité. Il s’est livré à moi, avec beaucoup de charme. Il m’a raconté une anecdote vraie : c’était l’histoire d’un journaliste espagnol recherché par les franquistes. Pour lui faire gagner un peu d’argent, Cioran accepte de se faire interviewer par lui. Mais à la fin, le journaliste s’aperçoit que son magnétophone n’avait rien enregistré. « Vous voyez, il ne faut pas m’interviewer …» l’a-t-il consolé.

Aujourd’hui, tout le monde peut prendre des photos avec des portables. Qu’en pensez-vous ?

C’est catastrophique. Autrefois, pour les mariages, on faisait des tirages, ces photos, on les mettait dans des albums, on les montrait à nos petits-fils. Ça faisait la mémoire des familles. Aujourd’hui ça n’existe plus. Vous l’avez dans votre truc, dans l’ordinateur, et ça s’efface.

Moi, j’ai des photographies de mon grand-père, qui a fait ses études à Lyon et à Grenoble. Mon grand-père a été photographié par l’un des frères Lumière. J’ai des albums en cuir. Il y a 20 ans, Pierre Bellemarre me demande de venir dans son émission « Un objet/Une personne ». J’apporte l’appareil photo de mon père, bien sûr, et pour la deuxième émission, j’ai apporté  le fameux album de photo en cuir. Il tourne les pages : regardez, c’est qui celui-là ? C’est quelqu’un d’important ? Bon, l’émission prend fin. C’était Emile Loubet, le président de la république, qui était un ami de ma grand-mère… (rire)

Un million de négatifs, c’est un patrimoine inestimable. Comment le préserver ?

Peut-être la Bibliothèque nationale sera-t-elle intéressée ? Je numérise chaque jour, mais il me fadra 5 ans pour tout numériser.

Propos recueillis par Cristina Hermeziu

 

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