La fête de Lastotchka dans Le jardin de verre. Tatiana Țîbuleac publie un nouveau roman

couverture Tatiana 2« Le jardin de verre », le deuxième roman de Tatiana Țîbuleac, prix de l’Union Européenne de littérature 2019, vient d’être publié chez Syrtes et sera en librairies le 19 mars 2020.

Lastotchka. Une fillette de 7 ans raconte son enfance, sordide et miraculeuse, de ramasseuse de bouteilles dans un quartier pittoresque de Chisinau où, dans les années 1980, le russe et le roumain se disputent le droit de cité.

L’écrivaine roumaine a rencontré le public le jeudi 5 mars à l’Hotel de Béhague de Paris , dans la Salle Byzantine de l’Ambassade de Roumanie en France.

Le roman porte certes sur la quête de soi et de l’identité mais la grande joie de l’écrivaine a été d’inventer une langue particulière propre à Lastotchka.

« C’est la langue le véritable personnage du livre », a confié Tatiana Tîbuleac lors de cette rencontre. « Le Jardin de verre » a été traduit du roumain par Philippe Loubière qui avait également signé la traduction de son premier roman , « L’été où maman a eu les yeux verts », publié chez le même éditeur. Tatiana Tibuleac 2 titres Syrtes

Lors de la soirée littéraire organisée par les éditions des Syrtes et l’Ambassade roumaine, en collaboration avec l’Institut Culturel Roumain, Tatiana Țîbuleac a reçu la médaille Chevalier des Arts, accordée par le président de la Roumanie, Klaus Iohannis, et remise par l’ambassadeur de la Roumanie en France, SE Luca Niculescu (photo).

Tatiana Tibuleac Luca Niculescu

La fête de Lastotchka

(en images: Philippe Loubière, Cristina Hermeziu, Tatiana Țîbuleac, Olimpia Verger, Mioara Pitut, Dora Voicilă, François Deweer )

Extrait lu par Tatiana Țîbuleac lors de la soirée:

Tatiana dedicace (2)

 

« Il y a, dans le monde, des gens comme cela qui, s’ils ne racontaient rien, ne survivraient pas. Pour eux, pour ces gens, toujours beaux et souvent fous, la vie doit être une histoire à raconter. Parce qu’il n’y a que là, entre leurs flancs mous et enchantés, qu’ils font la paix avec le mal et la souffrance, avec les maladies et les trahisons, parce qu’ils savent. Ils savent qu’une histoire ne laisse jamais les choses irrésolues. Une histoire, même la plus courte, même la plus triste, prend toujours soin de rendre justice.  »

(Le jardin de verre, traduit du roumain par Philippe Loubière, éditions des Syrtes, 2020, page 31)

 

 

Rédigé par Cristina Hermeziu.

 

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :