#morceauxchoisis Adela Greceanu, Et si…

L'écrivaine roumaine Adela Greceanu (née en 1975) reçoit en France le Prix Boccace pour la nouvelle "Et si…", parue dans la revue trimestrielle Revista iocan (Bucarest). La nouvelle a été traduite par Mirella Patureau. Fragment...

Publicités

#morceauxchoisis Sanda Voïca, « Trajectoire déroutée »

Une flèche Deux flèches Trois flèches. Leurs pointes Me pointent. La grâce d’être là À leur rencontre. Sanda Voïca, Trajectoire déroutée, éditions LansKine, 2018, page 10.

#chronique Les Mille et Une Vies d’Eminescu

"Les vies parallèles" de Florina Ilis. D’aucuns vont goûter la romance « de la plus belle des nuits » que la poétesse Veronica Micle et le poète Mihai Eminescu auraient vécue dans leur vie si fulgurante, bénie pourtant par une courte époque de félicité mélancolique. L’imaginaire de chacun est bien servi, on a largement le choix: l'amant, le lunatique, le journaliste, le toqué, le philosophe, le traqué, le poète, le conspué, le réactionnaire, le divinisé montent sur la scène de deux siècles et fomentent le mythe Eminescu...

#OnYva Doina Ioanid, lectures de poèmes

„J’ai un collier de petits cailloux. Je les ai ramassés dans les gares, sur les routes asphaltées au ballast, dans les carrières abandonnées, dans mes chaussures, dans les fontaines de nouvelles terrasses, dans les cabas des copains. Tard dans la nuit, je mets le collier autour de mon cou et je me faufile dans les... Lire la suite →

#chronique Norman Manea ouvre les tiroirs de l’exil

Norman Manea. Le (re)lire et surtout l’écouter : sage et enjoué dans ses interviews, l'écrivain exilé sait évoquer les griffes de sa vie et les sarcasmes de l’Histoire d’une voix chaude et stable, qui fait place tantôt à son humour presque "british", tantôt à sa vulnérabilité lucide, héritage de l’Europe de l’Est...

#morceauxchoisis Gellu Naum, La Voie du Serpent

Gellu Naum (1915-2001): "De temps en temps je note/deux-trois mots pour ne pas les oublier/puis dans une corbeille tressée/ sur le lit à l'ombre je me couche et j’attends"

#chronique Le Levant, de Mircea Cărtărescu : la terre promise baigne dans le suc des mots

Truffé de références piochées dans deux siècles de littérature roumaine et européenne, „Le Levant” de Mircea Cărtărescu dit que nous sommes, ensemble, un vaste texte en vase communicant. Toutes les pistes sont permises – même les plus irrévérencieuses – afin d’embrasser notre héritage humaniste ; tous les clins d’œil sont possibles pour ranimer l’hypertexte de la culture commune qui nous structure. Tout au fond gît la seule liberté totale, jouissive, dont on dispose quand la tyrannie revient en boucle : la liberté de l’esprit.

#chronique Răzvan Rădulescu, La Vie et les agissements d’Ilie Cazane

"Răzvan Rădulescu a choisi le rire pour faire éclater en mille morceaux la bulle de l’idéologie totalitaire. Un véritable tour de force : des épisodes dramatiques sont constamment détournés par un traitement ironique. Les tomates d’Ilie Cazane ont la taille des courges…mais aucun résultat exceptionnel ne peut être obtenu à l’insu du Parti..." Par Monica Salvan.

#morceauxchoisis Ana Blandiana, Ma patrie,A4

Ana Blandiana: "Nous sommes ici Entre des murs d'argile, Avec la vache des voisins, Dont nous buvons le lait Chaque soir, Trait par des mains gercées et raides Comme du bois mort..."

#chronique L’érotisme politisé. Gabriela Adameşteanu, « Situation provisoire »

Si Letitia vit l'érotisme lourd de sa relation avec Sorin comme une preuve de vitalité affective, c'est pour ne pas laisser se cristalliser une intuition : l'homme qui la fait frémir si profondément ne saurait la suivre ni la choisir. La chair amoureuse est la seule certitude possible, semble dire Gabriela Adameşteanu qui réussit à fondre dans ce quatrième roman amour viscéral et turpitude politique, clandestinité érotique et clandestinité politique.

#chronique Journal de Dracula : résurrection de l’homme, mort du mythe

Quelle découverte ! Entre les lignes d’un texte en grec, l’écrivain roumain et l’italianiste Marin Mincu (1944-2009) récupère une étrange écriture en valaque : des pensées diverses et des faits historiques commentés par Vlad Tepes lui-même, pendant sa détention dans la tour de Salomon, près de Buda, en 1463. Voici donc l’extraordinaire "Journal de Dracula", personnage historique, bien réel, guerrier craint par Mehmed II le Conquérant, pressenti par le Pape Pi II pour diriger sa tentative de croisade. Il faut croire : Vlad Tepes dit Dracula fut un écrivain éblouissant...

#morceauxchoisis Marin Mincu, Journal de Dracula

Journal de Dracula: "Tout dépend du regard, toute notre existence est suspendue à l’œil de la pensée. En tant qu’êtres humains, nous sommes condamnés à dépendre de la lumière. C’est pourquoi je suis descendu jusqu’ici, en bas, pour explorer les ténèbres. En guise de récompense bien méritée, je réclame l’obscurité rien que pour moi..."

#morceauxchoisis Nichita Stănescu, La leçon sur le cube

Nichita Stănescu, poète roumain (1933-1983). La leçon sur le cube: On prend un bloc de pierre...

#chronique Un émail d’Alexandra Badea. Accusé de réception

Alexandra Badea frappe fort. Son écriture nerveuse et directe se fait spectacle devant les yeux des spectateurs, pendant leur temps de contemplation. Elle tape son message et l’envoie à quelqu'un, par émail. L’autre répond, du tac au tac. Les échanges s’étoffent, la tension monte, sur la scène le guitariste Benjamin Collier en est le sismographe et fait vibrer les "Mondes" qui s’entrechoquent. Zoom France Roumanie vous recommande "Mondes"...

#morceauxchoisis URMUZ

Urmuz (1883-1923). Rendues en français par Nicolas Cavaillès, élégamment habillées par les éditions Marguerite Waknine, ses pages bizarres gardent une modernité inaltérable qui mélange révolte, stupeur et émerveillement. Morceaux choisis:

Quand Savatie Bastovoi pèse l’âme du monde

Un doux écho de Tolstoi - celui de La Résurrection - traverse délicatement les pages de ce roman social violent et drôle où, sous la plume d’un écrivain-moine, les plus démunis de la vie s’avèrent être des miraculés.

#lesbonnesfeuilles Le charme âpre de Tatiana

Tatiana Tibuleac sait peindre en filigrane la rage qui s’adoucit, sans diminuer pour autant la tension de l’écriture, sans édulcorer ni la sort des personnages, ni les mots qui la disent. C’est le charme âpre de cette jeune écrivaine déjà mûre, impitoyable, manipulatrice et séduisante dès ses premières lignes. Preuve à l’appui :

#chronique Un train pour « La Septième partie du monde »

Histoire d'amour et "road movie" philosophique sous la forme d'une merveilleuse relation épistolaire. Ce roman est une bouleversante initiation à l’art des amours perdues et à la mythologie des séparations.

#chronique Marta Petreu: paysage de vie et de mort, le destin en point de fuite.

Dépaysez-vous: rural et métaphysique, le roman de Marta Petreu a la force tellurique d'une plaine roumaine ravinée par la boue et le péché, et la transparence mystique d'un ciel qui ne pardonne pas les désamours.

#morceauxchoisis PLACINTA AU POTIRON par Radu Anton Roman

Qui ne mange pas de placinta le samedi de Placinte, avant le carême de Pâques, tombera de l’arbre.

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :