#chronique Les Mille et Une Vies d’Eminescu

"Les vies parallèles" de Florina Ilis. D’aucuns vont goûter la romance « de la plus belle des nuits » que la poétesse Veronica Micle et le poète Mihai Eminescu auraient vécue dans leur vie si fulgurante, bénie pourtant par une courte époque de félicité mélancolique. L’imaginaire de chacun est bien servi, on a largement le choix: l'amant, le lunatique, le journaliste, le toqué, le philosophe, le traqué, le poète, le conspué, le réactionnaire, le divinisé montent sur la scène de deux siècles et fomentent le mythe Eminescu...

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#carteblanche Olimpia Bogdan-Verger, Cadres de mémoire

Olimpia Bogdan-Verger: "Étrange, inimaginable à l’époque : « génération baskets, génération jeans », disait un poème-slogan. Oui, je faisais partie de cette même génération, mais sans jean et sans baskets..."

«Le mouvement #metoo est un héritage de Mai 68.» #Entretien avec l’éditeur Michel Carassou

Il avait 23 ans en Mai 68 et des idéaux à défendre devant la Sorbonne, sur le barricades...Que reste-il de l’esprit Mai 68 ? Quel (autre) idéal collectif pour le monde d’aujourd’hui ? Où sont passés nos rêves ?La littérature fait-elle toujours rêver ? L’invité de notre 'Grand entretien' est Michel Carassou, cofondateur des éditions Non Lieu et spécialiste de l’avant-garde.

#OnYva Doina Ioanid, lectures de poèmes

„J’ai un collier de petits cailloux. Je les ai ramassés dans les gares, sur les routes asphaltées au ballast, dans les carrières abandonnées, dans mes chaussures, dans les fontaines de nouvelles terrasses, dans les cabas des copains. Tard dans la nuit, je mets le collier autour de mon cou et je me faufile dans les... Lire la Suite →

#OnYva Rencontre avec l’écrivaine Tatiana Țîbuleac dans « Le Jardin de verre »

Rencontre littéraire. Grădina de sticlă (Le Jardin de verre), le nouveau roman de Tatiana Țîbuleac, est présenté à Paris.

#chronique Norman Manea ouvre les tiroirs de l’exil

Norman Manea. Le (re)lire et surtout l’écouter : sage et enjoué dans ses interviews, l'écrivain exilé sait évoquer les griffes de sa vie et les sarcasmes de l’Histoire d’une voix chaude et stable, qui fait place tantôt à son humour presque "british", tantôt à sa vulnérabilité lucide, héritage de l’Europe de l’Est...

#carteblanche Dinu Flămând, Cadres de mémoire

Dinu Flămând: "À l’aéroport on l’a déshabillé complètement, on lui a confisqué tous ses rouleaux de pellicule, tous ses autres documents, y compris mon diplôme, ainsi qu’un de mes journaux intimes… »

#morceauxchoisis Gellu Naum, La Voie du Serpent

Gellu Naum (1915-2001): "De temps en temps je note/deux-trois mots pour ne pas les oublier/puis dans une corbeille tressée/ sur le lit à l'ombre je me couche et j’attends"

#chronique Le Levant, de Mircea Cărtărescu : la terre promise baigne dans le suc des mots

Truffé de références piochées dans deux siècles de littérature roumaine et européenne, „Le Levant” de Mircea Cărtărescu dit que nous sommes, ensemble, un vaste texte en vase communicant. Toutes les pistes sont permises – même les plus irrévérencieuses – afin d’embrasser notre héritage humaniste ; tous les clins d’œil sont possibles pour ranimer l’hypertexte de la culture commune qui nous structure. Tout au fond gît la seule liberté totale, jouissive, dont on dispose quand la tyrannie revient en boucle : la liberté de l’esprit.

#chronique Răzvan Rădulescu, La Vie et les agissements d’Ilie Cazane

"Răzvan Rădulescu a choisi le rire pour faire éclater en mille morceaux la bulle de l’idéologie totalitaire. Un véritable tour de force : des épisodes dramatiques sont constamment détournés par un traitement ironique. Les tomates d’Ilie Cazane ont la taille des courges…mais aucun résultat exceptionnel ne peut être obtenu à l’insu du Parti..." Par Monica Salvan.

#carteblanche Rodica Binder, Cadres de mémoire

Rodica Binder: "Pointilleux, insolents, vénaux, ils ont achevé l’état des lieux avec cruauté et provocation : ils ont cloué des planches sur la porte d’entrée. C’était comme si le couvercle d’un cercueil tombait sur tout ce que nous avions vécu ..."

#morceauxchoisis Ana Blandiana, Ma patrie,A4

Ana Blandiana: "Nous sommes ici Entre des murs d'argile, Avec la vache des voisins, Dont nous buvons le lait Chaque soir, Trait par des mains gercées et raides Comme du bois mort..."

#chronique L’érotisme politisé. Gabriela Adameşteanu, « Situation provisoire »

Si Letitia vit l'érotisme lourd de sa relation avec Sorin comme une preuve de vitalité affective, c'est pour ne pas laisser se cristalliser une intuition : l'homme qui la fait frémir si profondément ne saurait la suivre ni la choisir. La chair amoureuse est la seule certitude possible, semble dire Gabriela Adameşteanu qui réussit à fondre dans ce quatrième roman amour viscéral et turpitude politique, clandestinité érotique et clandestinité politique.

#carteblanche Norman Manea, Cadres de mémoire

Norman Manea: "Dans la cellule monacale du disparu, j’ai trouvé sur la table la longue boite rouge, sur laquelle était noté d’une écriture tremblante, presque illisible, « À mon fils ». Une missive brève et sénile qu’il ne m’avait pas signalée dans sa lettre d’adieu...."

#chronique Journal de Dracula : résurrection de l’homme, mort du mythe

Quelle découverte ! Entre les lignes d’un texte en grec, l’écrivain roumain et l’italianiste Marin Mincu (1944-2009) récupère une étrange écriture en valaque : des pensées diverses et des faits historiques commentés par Vlad Tepes lui-même, pendant sa détention dans la tour de Salomon, près de Buda, en 1463. Voici donc l’extraordinaire "Journal de Dracula", personnage historique, bien réel, guerrier craint par Mehmed II le Conquérant, pressenti par le Pape Pi II pour diriger sa tentative de croisade. Il faut croire : Vlad Tepes dit Dracula fut un écrivain éblouissant...

#carteblanche Angela Bratsou, Cadres de mémoire

Angela Bratsou: "J’ai toujours les documents de circulation et de douane de notre voiture qui nous a emmenés de manière définitive de l’autre côté du pont de Giurgiu..."

#morceauxchoisis Marin Mincu, Journal de Dracula

Journal de Dracula: "Tout dépend du regard, toute notre existence est suspendue à l’œil de la pensée. En tant qu’êtres humains, nous sommes condamnés à dépendre de la lumière. C’est pourquoi je suis descendu jusqu’ici, en bas, pour explorer les ténèbres. En guise de récompense bien méritée, je réclame l’obscurité rien que pour moi..."

#carteblanche Cătălin Dorian Florescu, Cadres de mémoire

" Dracula était un type aux dents pointues, qui remplissait d’effroi les femmes bien en chair de l’époque victorienne. Il a quitté la Transylvanie quand il a commencé à s’y ennuyer un peu trop. Dracula a été le premier émigrant de mon pays..."

#morceauxchoisis Nichita Stănescu, La leçon sur le cube

Nichita Stănescu, poète roumain (1933-1983). La leçon sur le cube: On prend un bloc de pierre...

#carteblanche Andrei Mihăilescu, Cadres de mémoire

Andrei Mihailescu: "En faisant mes bagages, j’avais mis dans ma valise 5 ou 6 livres, mais mes parents m’ont averti qu’en cas de contrôle des bagages, cette pile de livres aurait éveillé des soupçons, car nous partions officiellement pour deux semaines..."

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