Gare de l’Est. Les nouvelles de Gabriela Adameșteanu

"Gare de l'Est" de Gabriela Adamesteanu. Une mélancolie presque froide traverse ces micro-univers bien taillés, aux ressorts psychologiques transparents et émouvants.

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#morceauxchoisis L’écrivaine Gabriela Adameșteanu participe au Festival International de littérature et de traduction – FILIT, à Iași

Gabriela Adameșteanu, Une matinée perdue : "Autrefois, si elle avait dû rester là des journées de suite sans sortir, elle aurait cru que le plafond allait lui tomber sur la tête. Elle s’arrangeait toujours pour décamper. Un jour chez l’un, le lendemain chez l’autre, elle faisait sa tournée, elle ne rentrait de nulle part les mains vides, sans compter qu’elle causait, apprenait les derniers potins, parce que sinon, passer tout son temps avec son muet de mari, se serait à se flinguer. Eux deux, ils n’ont jamais rien eu à se dire et puis, d’ailleurs, de quoi parler avec son homme ?..."

#morceauxchoisis Adela Greceanu, Et si…

L'écrivaine roumaine Adela Greceanu (née en 1975) reçoit en France le Prix Boccace pour la nouvelle "Et si…", parue dans la revue trimestrielle Revista iocan (Bucarest). La nouvelle a été traduite par Mirella Patureau. Fragment...

«Le mouvement #metoo est un héritage de Mai 68.» #Entretien avec l’éditeur Michel Carassou

Il avait 23 ans en Mai 68 et des idéaux à défendre devant la Sorbonne, sur le barricades...Que reste-il de l’esprit Mai 68 ? Quel (autre) idéal collectif pour le monde d’aujourd’hui ? Où sont passés nos rêves ?La littérature fait-elle toujours rêver ? L’invité de notre 'Grand entretien' est Michel Carassou, cofondateur des éditions Non Lieu et spécialiste de l’avant-garde.

#chronique Norman Manea ouvre les tiroirs de l’exil

Norman Manea. Le (re)lire et surtout l’écouter : sage et enjoué dans ses interviews, l'écrivain exilé sait évoquer les griffes de sa vie et les sarcasmes de l’Histoire d’une voix chaude et stable, qui fait place tantôt à son humour presque "british", tantôt à sa vulnérabilité lucide, héritage de l’Europe de l’Est...

#chronique Le Levant, de Mircea Cărtărescu : la terre promise baigne dans le suc des mots

Truffé de références piochées dans deux siècles de littérature roumaine et européenne, „Le Levant” de Mircea Cărtărescu dit que nous sommes, ensemble, un vaste texte en vase communicant. Toutes les pistes sont permises – même les plus irrévérencieuses – afin d’embrasser notre héritage humaniste ; tous les clins d’œil sont possibles pour ranimer l’hypertexte de la culture commune qui nous structure. Tout au fond gît la seule liberté totale, jouissive, dont on dispose quand la tyrannie revient en boucle : la liberté de l’esprit.

#chronique Răzvan Rădulescu, La Vie et les agissements d’Ilie Cazane

"Răzvan Rădulescu a choisi le rire pour faire éclater en mille morceaux la bulle de l’idéologie totalitaire. Un véritable tour de force : des épisodes dramatiques sont constamment détournés par un traitement ironique. Les tomates d’Ilie Cazane ont la taille des courges…mais aucun résultat exceptionnel ne peut être obtenu à l’insu du Parti..." Par Monica Salvan.

#chronique L’érotisme politisé. Gabriela Adameşteanu, « Situation provisoire »

Si Letitia vit l'érotisme lourd de sa relation avec Sorin comme une preuve de vitalité affective, c'est pour ne pas laisser se cristalliser une intuition : l'homme qui la fait frémir si profondément ne saurait la suivre ni la choisir. La chair amoureuse est la seule certitude possible, semble dire Gabriela Adameşteanu qui réussit à fondre dans ce quatrième roman amour viscéral et turpitude politique, clandestinité érotique et clandestinité politique.

#carteblanche Norman Manea, Cadres de mémoire

Norman Manea: "Dans la cellule monacale du disparu, j’ai trouvé sur la table la longue boite rouge, sur laquelle était noté d’une écriture tremblante, presque illisible, « À mon fils ». Une missive brève et sénile qu’il ne m’avait pas signalée dans sa lettre d’adieu...."

#chronique Journal de Dracula : résurrection de l’homme, mort du mythe

Quelle découverte ! Entre les lignes d’un texte en grec, l’écrivain roumain et l’italianiste Marin Mincu (1944-2009) récupère une étrange écriture en valaque : des pensées diverses et des faits historiques commentés par Vlad Tepes lui-même, pendant sa détention dans la tour de Salomon, près de Buda, en 1463. Voici donc l’extraordinaire "Journal de Dracula", personnage historique, bien réel, guerrier craint par Mehmed II le Conquérant, pressenti par le Pape Pi II pour diriger sa tentative de croisade. Il faut croire : Vlad Tepes dit Dracula fut un écrivain éblouissant...

#morceauxchoisis Marin Mincu, Journal de Dracula

Journal de Dracula: "Tout dépend du regard, toute notre existence est suspendue à l’œil de la pensée. En tant qu’êtres humains, nous sommes condamnés à dépendre de la lumière. C’est pourquoi je suis descendu jusqu’ici, en bas, pour explorer les ténèbres. En guise de récompense bien méritée, je réclame l’obscurité rien que pour moi..."

#lesbonnesfeuilles Le charme âpre de Tatiana

Tatiana Tibuleac sait peindre en filigrane la rage qui s’adoucit, sans diminuer pour autant la tension de l’écriture, sans édulcorer ni la sort des personnages, ni les mots qui la disent. C’est le charme âpre de cette jeune écrivaine déjà mûre, impitoyable, manipulatrice et séduisante dès ses premières lignes. Preuve à l’appui :

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