#signet Răzvan Rădulescu, La vie et les Agissements d’Ilie Cazane

Le colonel Chiriță interroge Ilie Cazane qui a le don extraordinaire de faire pousser des tomates géantes. Voyage au pays de la paranoïa loufoque.

Troubadours d’une langue à l’autre. Les poèmes de Rodica Draghincescu

Le roumain et le français font l’amour et enfantent. Tout poème de Rodica Draghincescu porte en creux ce mot de passe - l’être e(s)t lettre -, et les mots offrent leurs maux (de pays) en libre-service : 2 en 1, si vous voulez bien, pile et face en même temps, surtout si vous êtes entre deux – deux cultures, deux contrées, deux langues, deux amours, deux âges.

#morceauxchoisis Mircea Cărtărescu, Tout

Long poème paru en 1985, "Tout" contient in nuce les obsessions envoûtantes, les grands thèmes que l’écrivain roumain Mircea Cărtărescu va développer ultérieurement dans son époustouflante œuvre romanesque, de la même fibre que celle d’un Borges et le même souffle que celui de Proust. Extrait du recueil traduit par Nicolas Cavaillès.

EN INFRAROUGE. Un poème de Paul Vinicius

Les poèmes de Paul Vinicius, traduits du roumain par Radu Bata pour Jacques André éditeur, ont la joyeuse audace de nous jeter à la figure cette vérité sans reste: si éphémères, nous sommes de splendides archéologues du futur.

L’Incontournable «Histoire de la Transylvanie » par Ioan-Aurel Pop et Ioan Bolovan

Au cœur de la Roumanie, la Transylvanie. Ce nom à résonance historique et mythique à la fois parle de lui-même, surtout à travers sa belle étymologie : « Transylvanie » désigne un pays qui se trouve « au-delà (« trans ») de la forêt (« silvam ») ». L’expression est apparue en 1075, pour la première fois, dans une charte écrite en latin, et sous une forme archaïque : « ultra silvam ». On peut lire ces détails émouvants dans un excellent ouvrage, incontournable pour tout lecteur qui aimerait apprendre plus sur la Roumanie centenaire : Histoire de la Transylvanie par Ioan-Aurel Pop et Ioan Bolovan, traduit du roumain par Liana Lapadatu, pour les éditions Raphael de Surtis.

#morceauxchoisis L’écrivaine Gabriela Adameșteanu participe au Festival International de littérature et de traduction – FILIT, à Iași

Gabriela Adameșteanu, Une matinée perdue : "Autrefois, si elle avait dû rester là des journées de suite sans sortir, elle aurait cru que le plafond allait lui tomber sur la tête. Elle s’arrangeait toujours pour décamper. Un jour chez l’un, le lendemain chez l’autre, elle faisait sa tournée, elle ne rentrait de nulle part les mains vides, sans compter qu’elle causait, apprenait les derniers potins, parce que sinon, passer tout son temps avec son muet de mari, se serait à se flinguer. Eux deux, ils n’ont jamais rien eu à se dire et puis, d’ailleurs, de quoi parler avec son homme ?..."

#onYva Rencontre avec l’écrivain Jón Kalman Stefánsson au Festival International de littérature et de traduction – FILIT, à Iași

Jón Kalman Stefánsson: "Ce lieu est inhabitable, tout s’y oppose, la raison, le vent et la lave. Pourtant, nous y avons vécu toutes ces années durant, tous ces siècles, aussi entêtés que cette pierre ponce, muets au sein de l’histoire comme la mousse qui la colonise et la réduit en poussière, nous mériterions qu’on nous naturalise, qu’on nous décerne une médaille et qu’on écrive un livre qui parlerait de nous. "

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